
Le Nigeria est aujourd’hui présenté comme le premier consommateur de viande de chien en Afrique. Selon le Dog Friendly Country Index, il se classerait troisième au niveau mondial, derrière la Corée du Sud et le Vietnam. Entre traditions culinaires, croyances locales et dynamiques économiques, cette pratique continue de susciter débats et controverses.
Pour certains, il s’agit avant tout d’une habitude alimentaire ancienne. La viande de chien est considérée dans certaines communautés comme un mets traditionnel, apprécié pour son goût et sa valeur nutritive. Elle est parfois associée à des vertus symboliques, notamment la force, le courage ou la protection contre certaines maladies.
Des croyances populaires entourent également cette consommation. Certains affirment qu’elle protégerait contre l’empoisonnement, tandis que d’autres lui prêtent des vertus mystiques liées à la séduction ou à des pratiques traditionnelles.
Au-delà des aspects culturels, la dimension économique est déterminante. La demande soutenue alimente un marché structuré, avec des points de vente spécialisés où acheteurs et vendeurs trouvent une source de revenus stable, contribuant à la pérennité de cette filière.
Par Komi ABLE


