
De Ndiaganiao à l’Arène nationale de Dakar, Ngagne Sène, alias « Koor Bigué », n’a rien d’un lutteur ordinaire. Puissance brute, talent pur, instinct rare : en quelques saisons seulement, il s’est imposé comme l’un des visages les plus redoutés de la lutte simple.
Il avance sans bruit, mais chacun de ses combats résonne comme une déclaration. Chez Ngagne Sène, la force ne se proclame pas, elle se démontre. Ceux qui l’ont vu à l’œuvre parlent d’une assurance naturelle, presque instinctive.
Son surnom « Koor Bigué » a été popularisé par la chanteuse Mbayang Loum, qui lui a dédié un refrain alors qu’il était en préparation à Dubaï avec son ami Reug Reug. « La saison est ouverte, mais je ne t’ai pas encore vu… », chantait-elle, à une époque où son talent restait encore discret.
Formé par ses oncles, dont Diodj Sène, puis passé par l’écurie Thiaroye-sur-Mer, Ngagne a façonné seul la suite de son destin. En trois saisons, il a tout renversé — sans fracas, mais avec autorité.
Par Komi ABLE


