
José Jeri n’est plus président du Pérou depuis quelques heures. Le Congrès a acté sa destitution mardi 17 février 2026, à l’issue d’un vote marqué par de vives tensions. Les parlementaires lui reprochent un « manque d’aptitude » à exercer ses fonctions, dans un contexte déjà lourd de soupçons et de divisions institutionnelles.
Président par intérim, José Jeri a été écarté après l’examen de plusieurs allégations de corruption visant son entourage et l’exercice du pouvoir. La motion de destitution a été adoptée par 75 voix pour, 24 contre et trois abstentions, dépassant largement le seuil requis de 58 votes. Selon des médias locaux, il est notamment mis en cause pour des réunions non déclarées avec des hommes d’affaires chinois ainsi que pour des irrégularités présumées dans le recrutement de collaborateurs gouvernementaux.
Cette éviction s’inscrit dans un cycle d’instabilité chronique au sommet de l’État. En une décennie, le pays a vu se succéder sept chefs d’État, illustrant la crise persistante entre l’exécutif et le Parlement à Lima et la fragilité durable de la gouvernance nationale.
Par Komi ABLE


