
Thiareglobalvision.net : Nous continuons notre entretien avec vous, Étienne ABLE. Dans cette deuxième partie, pouvez-vous revenir sur la coïncidence de votre prénom avec celui du g
Général Étienne Eyadema et ce que cela signifie pour vous ?
Étienne ABLE : Bien sûr. Comme je l’avais expliqué dans la première partie, le fait que nous partagions le prénom Étienne n’est pas anodin. Tout petit, je l’entendais à la radio, on annonçait : « le président de la République, son Excellence Étienne Eyadema Gnassingbé ». Cela n’a pas influencé mon choix de nom de baptême, mais avec le temps, j’ai compris que ce détail symbolique rapprochait nos destins d’une manière subtile, presque invisible.
Thiareglobalvision.net : Dans la première partie, vous évoquiez déjà le 5 février. Que représente cette date dans cette continuité de votre parcours ?
Étienne ABLE : Le 5 février est très particulier. Je suis né un samedi, le 5 février 1983, et le général Étienne Eyadema est officiellement décédé un samedi, le 5 février 2005. Deux samedis, deux Étienne, une symbolique qui ne peut pas être pure coïncidence. Pourquoi choisir ce jour précis plutôt que le 4, le 6 ou le 7 ? Partager symboliquement cette journée avec lui me rappelle que certains signes de la vie sont destinés à rapprocher les hommes.
Thiareglobalvision.net : Vous avez mentionné des traits communs avec le général. Pouvez-vous les développer dans cette deuxième partie de l’entretien ?
Étienne ABLE : Oui, et je peux le dire avec un sourire : nous partagions l’amour de la chanson. Étienne Eyadema était un grand chantre, et moi aussi. Il était également un humouriste qui faisait rire tout son entourage. Pour ma part, je laisse le soin à ma petite famille de témoigner de mes talents d’humoriste. Rire et chanter sont pour nous une manière de traverser la vie malgré les épreuves et rapprochent nos destins de façon inattendue.
Thiareglobalvision.net : Votre parcours politique et social a-t-il ressemblé à celui du général ?
Étienne ABLE : Oui. Que ce soit en politique, au service de la société ou dans l’engagement communautaire, mon parcours a été jalonné de défis, de difficultés et même d’attaques, un peu à l’image d’Étienne Eyadema. Mais j’ai la foi de surmonter tout cela, comme il l’a fait. Il est mort satisfait d’avoir vécu pleinement, et c’est ce modèle que j’essaie de suivre dans ma vie et mon engagement politique.
Thiareglobalvision.net : merci Monsieur ABLE pour votre aimable attention.
Étienne ABLE : C’est plutôt moi.
Par Steven BELO


