
Situé à la lisière des rizières du village de Bakoum, le quartier Moricounda 2, qui s’étend jusqu’à la route de Marsassoum, présente le visage d’un espace marginalisé. Habitats précaires, absence de voies réglementées et manque criant d’eau potable rythment le quotidien des populations, qui dénoncent une profonde iniquité.
Debout devant sa maison, Sambou Sagna observe avec inquiétude son puits profond de plus de dix mètres. Installé depuis cinq ans dans ce quartier populaire de la commune de Sédhiou, il vit dans la crainte permanente. L’élargissement du canal de drainage a déjà emporté une partie de sa parcelle et menace davantage son habitation.
Face à l’urgence, il improvise des protections avec des sacs de sable, des troncs d’arbres et des gravats pour freiner l’eau et sécuriser le passage des enfants et des femmes.
Comme Sambou Sagna, les habitants de Moricounda 2 appellent les autorités à des solutions durables.
Par Komi ABLE


