
Le 5 février 1983, alors que le Togo vivait sous l’autorité ferme du président Gnassingbé Eyadéma, naissait Étienne ABLE, futur acteur politique et figure engagée de l’Union des Forces de Changement (UFC). À cette époque, l’un régnait d’une main de maître sur l’État togolais, l’autre faisait ses premiers pas dans une histoire nationale déjà lourde de symboles.
Vingt-deux ans plus tard, le 5 février 2005, le destin frappe à nouveau cette même date avec la mort d’Étienne Eyadéma, président de la République depuis près de quatre décennies. Une disparition qui marque la fin d’une ère et ouvre une nouvelle page de l’histoire politique du pays.
Pour certains observateurs et partisans, ce croisement des dates nourrit une lecture symbolique : Étienne ABLE incarnerait, sur le plan politique et historique, une forme de réincarnation métaphorique d’Eyadéma, non dans la continuité du pouvoir, mais dans la transformation de l’héritage politique togolais.
À l’avenir, cette trajectoire singulière pourrait peser davantage sur la scène nationale. Si l’histoire ne se répète jamais à l’identique, elle aime parfois se répondre, rappelant que les destins individuels s’entrelacent souvent avec ceux des nations.
Par Steven BELO


