
Une habitante de Montargis, Divine Kinkela, dénonce depuis plusieurs années des faits de harcèlement à caractère raciste de la part de voisins. L’affaire, déjà médiatisée en 2024, connaît un nouveau développement judiciaire après un incident survenu en janvier 2026 ayant conduit à son placement en garde à vue. Voici les éléments établis à ce stade.
Une situation de voisinage déjà médiatisée
En 2024, Divine Kinkela apparaît dans un reportage de l’émission Envoyé spécial, diffusée sur France 2. Le sujet porte sur le climat politique local et la progression du vote en faveur du Rassemblement national dans le département du Loiret.
Lors de ce reportage, des voisins sont filmés proférant des propos insultants et racistes à son encontre. La séquence suscite une vive réaction médiatique et politique à l’époque. Divine Kinkela indique avoir déposé plusieurs plaintes au fil des années pour des faits qu’elle qualifie de harcèlement raciste.
Des dégradations signalées en janvier 2026
Selon ses déclarations, deux épisodes de dégradations visant des véhicules liés à son foyer surviennent en janvier 2026.
Dans ces deux cas, des excréments sont retrouvés sur des voitures. Des plaintes sont déposées. À ce stade, aucune décision de justice publique n’a établi de responsabilité pénale concernant ces faits.
L’incident ayant conduit à une garde à vue
Le 29 janvier 2026, un nouvel incident se produit entre Divine Kinkela et l’un de ses voisins. D’après les éléments rendus publics :
- un différend éclate à proximité de son véhicule
- elle utilise un spray lacrymogène contre son voisin
- les forces de l’ordre interviennent après avoir été appelées
Divine Kinkela est alors conduite au commissariat et placée en garde à vue, mesure permettant aux enquêteurs de l’entendre dans le cadre d’une procédure. La garde à vue dure plusieurs heures.
À l’issue de cette mesure, elle ressort libre. À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée. L’enquête doit notamment déterminer les circonstances précises de l’altercation et apprécier le cadre juridique de l’usage du spray, notamment au regard de la légitime défense.
Une affaire toujours en cours
Plusieurs procédures semblent donc coexister :
. des plaintes déposées par Divine Kinkela pour harcèlement et dégradations
. une enquête liée à l’usage du spray lacrymogène lors de l’altercation de janvier 2026
Les autorités judiciaires n’ont pas, à ce stade, communiqué publiquement de décision définitive sur ces différents volets.
Un dossier devenu sensible médiatiquement
En raison de la médiatisation initiale et du contexte politique local, l’affaire dépasse le simple cadre d’un conflit de voisinage. Des responsables politiques et militants s’en sont saisis, y voyant un symbole des difficultés à faire reconnaître et sanctionner le racisme du quotidien.
Sur le plan judiciaire toutefois, les faits restent en cours d’examen. Seules les décisions des tribunaux permettront d’établir les responsabilités pénales éventuelles de chacune des parties.


