
Plus de cinquante réfugiés congolais ayant fui les violences persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) sont décédés au Burundi voisin, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Cette tragédie met en lumière une crise humanitaire alarmante, largement ignorée par la communauté internationale.
Parmi les victimes, vingt-cinq sont mortes du choléra, tandis que six autres ont succombé à des complications liées à l’anémie et à la malnutrition. Les autorités burundaises alertent sur la dégradation rapide des conditions sanitaires dans les camps d’accueil, où le manque d’eau potable, de soins médicaux et de nourriture accroît les risques épidémiques.
Le HCR indique travailler en étroite collaboration avec le ministère burundais de la Santé afin de déterminer les causes exactes des autres décès. Cette situation constitue une véritable course contre la montre, alors que l’afflux de réfugiés se poursuit et que les infrastructures sanitaires peinent à répondre à l’urgence, exposant des milliers de personnes vulnérables à de graves dangers.
Par Komi ABLE


