
En Côte d’Ivoire, la décision du président Alassane Ouattara de maintenir en fonction plusieurs généraux ayant atteint l’âge légal de la retraite ne passe pas inaperçue. Par décret présidentiel signé le 31 décembre 2025, le chef de l’État a choisi de reconduire ces hauts gradés, tout en procédant à une vague de promotions au sein de l’armée et de la gendarmerie. Pourquoi ce choix maintenant ? S’agit-il d’une simple reconnaissance de la loyauté et de l’expérience, ou d’un signal politique plus profond à l’approche d’échéances sensibles ?
Parmi les décisions les plus marquantes figure la promotion du chef d’état-major des armées, Lassina Doumbia, élevé au rang de général d’armée. Cette distinction consacre un homme clé du dispositif sécuritaire ivoirien. Mais cette concentration de responsabilités entre des figures déjà installées ne risque-t-elle pas de freiner le renouvellement des élites militaires ? Quelle place reste-t-il pour la jeune génération d’officiers ?
En toile de fond, une question demeure : ces reconductions visent-elles avant tout à préserver la stabilité du régime et la cohésion des forces armées, ou traduisent-elles une méfiance face à l’incertitude ? Dans un pays où l’armée a longtemps joué un rôle politique majeur, chaque décision de ce type est scrutée, commentée… et questionnée.
Par Komi ABLE


