
À l’occasion de l’Ewaguéné de Signouné, le village de Cabrousse Mossor a vibré au rythme de la lutte traditionnelle, un événement majeur de la culture diola en Casamance. Comme chaque année, cette discipline ancestrale a rassemblé populations locales, jeunes lutteurs et anciens autour d’un même objectif : perpétuer un héritage culturel fort.

Dès les premières heures, l’aire de combat s’est animée sous les regards attentifs des anciens, garants des règles et des valeurs traditionnelles. La lutte traditionnelle diola ne se limite pas à l’affrontement physique. Elle incarne le courage, le respect de l’adversaire et l’attachement aux coutumes transmises de génération en génération.

La jeunesse, fortement mobilisée pour l’occasion, a marqué l’événement par son engagement et sa détermination. Chaque combat a été l’occasion pour les lutteurs de représenter leur famille, leur quartier ou leur village, tout en rendant hommage aux ancêtres. Les chants, les percussions et les encouragements du public ont rythmé les affrontements, renforçant le caractère solennel et populaire de la cérémonie.

Pour les organisateurs, la lutte traditionnelle reste un outil essentiel de cohésion sociale et d’éducation culturelle. « C’est à travers ces pratiques que nous transmettons nos valeurs aux jeunes », confie un notable du village, présent pour veiller au bon déroulement des combats.

À Cabrousse Mossor, l’Ewaguéné de Signouné a une nouvelle fois démontré que la Casamance demeure profondément attachée à ses traditions. À travers la lutte traditionnelle, elle continue de célébrer son identité, tout en assurant la transmission de son patrimoine culturel aux générations futures.




Par Aminata Diatta


