
Présentée à tort comme une issue rapide à la précarité, la prostitution attire de nombreuses jeunes filles en situation de grande vulnérabilité. Derrière la promesse de gains immédiats se cache pourtant une réalité bien plus sombre, marquée par des contraintes permanentes, des violences répétées et un avenir souvent compromis.
Dans l’imaginaire collectif, la prostitution est parfois décrite comme un choix personnel ou une stratégie temporaire pour sortir de la pauvreté. En réalité, l’entrée dans ce milieu est fréquemment liée à des facteurs contraignants : pauvreté extrême, rupture familiale, abandon scolaire, violences ou pression de tiers. Pour certaines, il s’agit d’un sacrifice supposé provisoire afin de subvenir aux besoins de la famille, mais la liberté de décision reste largement illusoire.
L’argument financier est souvent mis en avant. Si l’argent peut sembler important au départ, il ne garantit ni stabilité ni autonomie. Une grande partie des revenus est absorbée par les dépenses immédiates, les soins ou des intermédiaires, installant progressivement une dépendance qui rend toute reconversion de plus en plus difficile.
Par Komi ABLE


