
À Koul, dans le département de Tivaouane, le message des populations reste identique et sans équivoque : aucune entreprise minière ne sera acceptée sur leurs terres. Après l’avoir exprimé lors de l’enquête d’impact environnemental et social, les habitants ont réaffirmé, ce jeudi 4 décembre, leur ferme opposition lors d’une audience publique qui s’est étalée sur toute la journée.
Devant le préfet de Tivaouane, Mamadou Gueye, les représentants d’Envis SA et les autorités locales, jeunes, femmes, notables, chefs religieux et anciens ont unanimement rejeté l’exploitation du phosphate. Sur 41 intervenants, tous — à une exception près — ont dit non, invoquant des arguments juridiques, culturels, religieux et historiques. Un rejet massif qui traduit une défiance profonde et un sentiment de mise à l’écart dans la conduite du projet.
Face à cette contestation, le préfet a reconnu un déficit d’information et a promis de rapporter fidèlement les positions exprimées. Le collectif Sam Sunu Momel, lui, reste inflexible : pour ses membres, « il n’y a rien à négocier ». Ils exigent l’annulation du processus et avertissent que toute tentative de maintien du permis d’exploitation serait perçue comme une provocation. Les populations, disent-ils, sont prêtes à défendre leurs terres jusqu’au bout.
Par Komi ABLE


