
La tension reste vive dans plusieurs universités de Fatick, où des étudiantes affirment avoir été violentées lors d’interventions particulièrement brutales dans leurs résidences. Selon plusieurs témoignages, certaines auraient dû être transportées à l’hôpital après des affrontements éprouvants. « Nos camarades, surtout des filles des amicales, ont été blessées, certaines au point d’être évacuées. C’est inadmissible », dénonce un représentant étudiant. Un climat de colère gagne les campus, renforcé par le sentiment d’un silence inquiétant autour de la souffrance des étudiantes touchées.
Dans les résidences, les témoignages se multiplient. Certaines jeunes femmes racontent avoir vécu des moments de peur extrême. « Ils sont entrés jusque dans nos chambres… certaines ont perdu connaissance, d’autres avaient du mal à respirer », confie une étudiante encore sous le choc. Marie Louise, Maguette Thiam, Aïcha, Khadija : autant de noms qui reviennent, associés à des blessures et un traumatisme encore vif.
Face à ces accusations, la communauté universitaire se mobilise. Les étudiants réclament un traitement digne, une enquête transparente et des garanties claires pour éviter que ces scènes ne se reproduisent. Ils appellent à la solidarité, déterminés à protéger celles et ceux qui revendiquent pacifiquement leurs droits.
Par Komi ABLE


