
La deuxième visite d’Emmanuel Macron en Afrique du Sud, en marge du sommet du G20, a mis en lumière la solidité d’une relation franco-sud-africaine présentée comme « excellente » et libérée des soupçons de Françafrique. À Pretoria, le président français a été accueilli avec chaleur, notamment par le ministre des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, qui a salué le « much loved » Macron, symbole d’une proximité rare pour un dirigeant occidental sur le continent.
Cette atmosphère détendue s’est matérialisée par des échanges empreints d’humour, les deux parties faisant du rugby le seul point de discorde entre leurs nations. Loin de toute crispation diplomatique, la visite a confirmé l’existence d’un climat amical que Paris comme Pretoria revendiquent ouvertement.
Au cœur de cette entente se trouve la relation personnelle entre Cyril Ramaphosa et Emmanuel Macron. À l’Élysée, on évoque une amitié faite d’estime et de confiance mutuelle. Du côté sud-africain, le message est tout aussi élogieux : selon le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, Ramaphosa et Macron s’appellent souvent, et chacune de leurs rencontres constitue « une joie ». Une dynamique bilatérale qui tranche avec les tensions observées dans d’autres régions du continent et qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles coopérations stratégiques.
Par Komi ABLE


