
À Al-Dabbah, plus de 140 femmes enceintes ont trouvé refuge depuis la prise d’El-Fasher par les paramilitaires le mois dernier, certaines souffrant de graves complications allant jusqu’aux fausses couches. Parmi elles, Nadra Mohamed Ahmed, enceinte de sept mois, a parcouru environ 40 kilomètres avec ses deux enfants pour fuir la violence, affrontant routes dangereuses et agressions des Forces de soutien rapide.
Son récit met en lumière l’ampleur des souffrances infligées aux femmes et aux familles dans ce conflit : frappes, intimidations et conditions de déplacement extrêmes transforment la fuite en véritable épreuve de survie.
La situation souligne aussi les défis humanitaires pressants : camps surpeuplés, soins médicaux insuffisants et absence de protection pour les femmes vulnérables. Au-delà des enjeux militaires, c’est la sécurité et la santé des populations civiles, en particulier des femmes enceintes, qui apparaissent comme l’un des défis les plus urgents à résoudre dans le nord du Soudan.
Par Komi ABLE


