
Trois ans après la disparition mystérieuse des gendarmes Didier Badji et Fulbert Sambou, leurs familles reviennent à la charge et brisent de nouveau le silence. Elles pointent du doigt l’inaction qui a marqué la gestion du dossier sous l’ancien régime, décrivant une enquête au ralenti, une absence de soutien institutionnel et un mutisme persistant des autorités militaires de l’époque.
Face à ce qu’elles considèrent comme un abandon, les proches réclament aujourd’hui que toute la lumière soit faite sur cette affaire devenue emblématique des lenteurs et zones d’ombre de la justice. Ils demandent également une protection et un accompagnement renforcé pour les enfants laissés derrière, rappelant que l’attente de vérité pèse lourdement sur les familles depuis trois longues années.
Par Komi ABLE


