
Le politologue Yoro Dia a sévèrement commenté l’absence du Premier ministre Ousmane Sonko au dernier Conseil des ministres, jugeant ce comportement « une diversion » qui relègue les urgences nationales au second plan. Selon lui, le Sénégal ne peut se permettre un chef du gouvernement « intermittent » dont l’agenda est dicté par ses priorités personnelles plutôt que par les nécessités de l’État.
Pour Yoro Dia, cette absence illustre un changement inquiétant dans la posture de Pastef depuis sa création. Là où le parti prônait initialement le service désintéressé de la nation, il semble désormais placer certains intérêts personnels au-dessus de l’intérêt général. « Le Pastef passe du don de soi à la patrie au sacrifice de la patrie pour soi », ironise-t-il, dénonçant un détournement de l’esprit de responsabilité publique.
L’analyse de Yoro Dia met en lumière la fracture entre les impératifs de gouvernance et les ambitions politiques. Elle relance le débat sur le rôle du Premier ministre et la nécessité d’une présence constante aux instances exécutives pour assurer la continuité de l’État.
Par Komi ABLE


