
Les discussions entre Dakar et le Fonds monétaire international connaissent un sérieux ralentissement, alimentant l’inquiétude des investisseurs internationaux. Alors que le gouvernement peine à finaliser un nouveau programme économique, les obligations sénégalaises libellées en euros et en dollars ont fortement chuté, signe d’une défiance croissante des marchés envers la capacité du pays à stabiliser ses finances publiques.
Au sommet de l’État, les tensions deviennent visibles, notamment après les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui exclut toute restructuration de la dette jugée « humiliante » pour le peuple sénégalais. Cette posture politique, bien accueillie par une partie de l’opinion, est perçue autrement par les partenaires financiers, qui y voient un durcissement rendant les négociations plus incertaines.
Pour le Sénégal, l’enjeu est désormais de restaurer la confiance sans renoncer à ses priorités souveraines. Un accord rapide avec le FMI permettrait de stabiliser les marchés et de sécuriser le financement des politiques publiques. À défaut, la pression pourrait s’intensifier sur une économie déjà fragilisée.
Par Komi ABLE


