
Les récentes déclarations du Pastef, affirmant ne pas se reconnaître dans « aucune initiative coordonnée par Madame Aminata Touré », ont rouvert le débat sur la cohésion de la coalition au pouvoir. Cette position officielle entre en contradiction avec les propos tenus précédemment par Aïda Mbodj, qui affirmait avoir été nommée par le président Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Conférence des leaders.
Cette dissonance illustre les tiraillements internes au sein de la majorité, entre volonté de centraliser le pouvoir autour du duo Faye–Sonko et désir d’autonomie des figures alliées comme Aïda Mbodj. Derrière ce flou institutionnel se joue la question du leadership dans la coalition, encore en phase de stabilisation.
Pour les observateurs, ces divergences, si elles ne sont pas rapidement clarifiées, risquent d’éroder la crédibilité du bloc gouvernemental et de fragiliser la dynamique politique née après la victoire du Pastef.
Par Komi ABLE


