
La Cour suprême guinéenne a retenu neuf candidatures sur 51 pour l’élection présidentielle du 28 décembre, dont celle du chef de la junte, Mamadi Doumbouya. Au pouvoir depuis le coup d’État de 2021, ce dernier, âgé de 40 ans, rompt avec sa promesse initiale de confier la transition à des civils. Cette décision ravive le débat sur la légitimité du processus électoral et sur la consolidation d’une démocratie fragile en Guinée.
Parmi les autres candidats retenus, peu sont connus du grand public, à l’exception de Faya Lansana Millimono, critique régulier du régime. L’absence de figures majeures comme l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, aujourd’hui en exil, interroge sur l’ouverture réelle du scrutin et sur l’équilibre politique entre acteurs civils et militaires.
Les candidats recalés disposent de 72 heures pour faire appel, et la Cour suprême aura 48 heures pour statuer. La question se pose : ce scrutin sera-t-il une véritable étape vers la transition démocratique ou un prolongement du contrôle militaire sur le pouvoir ?
Par Komi ABLE


