
La scène politique sénégalaise s’embrase autour de la proposition du Premier ministre Ousmane Sonko de dissoudre l’Alliance pour la République (APR), ex-parti présidentiel. Présentée comme un acte de rupture avec l’ancien régime, cette déclaration suscite une vive controverse et pose la question de la légitimité d’une telle démarche dans un contexte démocratique encore fragile.
Face à cette sortie jugée provocatrice, Seydou Guèye, porte-parole de l’APR, a vivement réagi. Sur le plateau du Grand Jury de la RFM, il a dénoncé une « menace fantaisiste », estimant que l’APR demeure « un patrimoine des Sénégalais ». Pour lui, Sonko cherche avant tout à effacer le nom et l’héritage de Macky Sall, une mission vouée, selon lui, à l’échec.
Derrière cette passe d’armes, c’est toute la dynamique politique post-Macky Sall qui se rejoue. Sonko veut incarner la rupture, mais jusqu’où peut-il aller sans fragiliser les équilibres démocratiques ? La question reste ouverte.
Par Komi ABLE


