
Le débat autour de la dette dite « cachée » du Sénégal prend désormais des allures de confrontation politique. Alors que le Fonds monétaire international (FMI) a exprimé des préoccupations sur la transparence budgétaire du pays, les réactions s’enchaînent. L’Alliance pour la République (APR), ancien parti au pouvoir, a décidé de rompre le silence et de contre-attaquer.
Dans un communiqué au ton ferme, le Secrétariat exécutif national de l’APR accuse le gouvernement issu du Pastef de « détourner l’attention publique de ses propres échecs » en agitant le spectre d’une dette dissimulée. Selon le parti de Macky Sall, « le régime actuel, en perte de repères, cherche à imputer à d’autres la responsabilité de ses propres errements économiques ».
Mais la charge la plus inattendue vise le FMI lui-même. L’APR dit être « choquée » par ce qu’elle considère comme une ingérence dans le débat politique sénégalais. Une prise de position jugée « inappropriée » et susceptible, selon le parti, d’altérer la neutralité attendue d’une institution financière internationale. Le dossier, à la croisée du technique et du politique, promet de nourrir encore bien des polémiques à Dakar.
Par Komi ABLE


