
La frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso demeure une zone de forte instabilité. Ces dernières semaines, les incursions des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), supplétifs de l’armée burkinabè, se sont multipliées, alimentant la méfiance entre les deux pays voisins.
Le 29 octobre, à Handa, dans le département de Téhini, un contingent burkinabè aurait pénétré « par mégarde » en territoire ivoirien avant d’être repoussé par les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI). Des incidents similaires ont été signalés près de Kielo-Korenko et Kodagninin, notamment le 27 octobre, jour sensible de l’annonce des résultats de la présidentielle ivoirienne.
Si les autorités restent discrètes, la répétition de ces incursions interroge : s’agit-il de simples erreurs de repérage ou d’une stratégie délibérée dans cette zone frontalière floue et poreuse ? Dans un contexte régional marqué par la menace djihadiste, le moindre incident pourrait rallumer les tensions latentes entre Abidjan et Ouagadougou.
Par Komi ABLE


