
Coup de tonnerre à Bangui : l’opposant Anicet-Georges Dologuélé pourrait être disqualifié de la course à la présidentielle de 2025. Dans une ordonnance rendue publique, le tribunal a annulé le certificat de nationalité centrafricaine qui lui avait été délivré en 2012, le déclarant « nul et de nul effet ».
La justice reproche à Dologuélé d’avoir dissimulé l’obtention de la nationalité française en 1994, un fait qui, selon la loi centrafricaine, entraîne automatiquement la perte de la nationalité nationale. Cette décision, aux répercussions politiques considérables, remet en cause la légitimité de sa candidature.
L’ancien Premier ministre, figure de l’opposition, dénonce une « manœuvre politique » visant à l’écarter du scrutin. Ses avocats envisagent de faire appel, tandis que ses partisans crient à une instrumentalisation de la justice à quelques mois d’une élection jugée décisive pour l’avenir du pays.
Par Komi ABLE


