
Une semaine après le déclenchement des manifestations qui secouent Antananarivo et plusieurs grandes villes du pays, le président Andry Rajoelina est sorti de son silence. Ce vendredi, le chef de l’État malgache a accusé le collectif Gen Z d’être à l’origine d’une tentative de déstabilisation politique visant à provoquer un coup d’État.
Dans une déclaration diffusée par la télévision nationale, Rajoelina a affirmé que « certains jeunes manipulés par des forces extérieures cherchent à semer le chaos ». De son côté, le collectif Gen Z, fer de lance des protestations contre la vie chère et la corruption, rejette toute accusation de putsch et maintient que son combat est pacifique et citoyen.
La tension reste vive dans la capitale, où les forces de l’ordre ont renforcé leur présence autour des bâtiments officiels. Plusieurs manifestants ont déjà été arrêtés depuis le début du mouvement.
Par Komi ABLE


