
Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) a rendu une décision provisoire dans l’affaire qui oppose la société française Orano à l’État du Niger. Dans l’attente d’un verdict final, les autorités de Niamey se voient interdire de vendre les stocks d’uranium confisqués au groupe minier, qui dénonce une spoliation de ses biens.
Les arbitres du CIRDI exigent également la libération d’Ibrahim Courmo, représentant d’Orano au Niger, détenu depuis mai 2025. Une mesure saluée par l’entreprise, qui estime que son collaborateur est victime d’une détention arbitraire. Dans un communiqué, Orano se dit soulagée par cette décision intermédiaire, tout en regrettant la durée de l’incarcération.
L’affaire, suivie de près sur le plan diplomatique et économique, met en lumière les tensions persistantes entre Niamey et l’exploitant français. Orano a prévenu qu’en cas de non-respect de ces mesures provisoires, elle pourrait initier d’autres actions, y compris de nature pénale.
Par Komi ABLE


