
Le 28 septembre 2009, un meeting pacifique organisé au stade du 28 septembre à Conakry pour contester les ambitions de Moussa Dadis Camara s’est transformé en tragédie. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule, faisant plus de 150 morts selon les enquêtes internationales. De nombreuses femmes ont été violées ou mutilées, des enfants et des vieillards abattus, plongeant la Guinée dans l’horreur.
La communauté internationale avait fermement condamné cette répression sanglante. Une mission de l’ONU a estimé qu’au moins 156 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées, imputant la responsabilité directe à Dadis Camara et réclamant des poursuites pour crime contre l’humanité. Face aux pressions, le chef de la junte a tenté de se défausser sur son aide de camp, Toumba Diakité, qui finira par lui tirer dessus quelques mois plus tard.
Seize ans après, les victimes et leurs familles attendent toujours justice. Le massacre du 28 septembre reste gravé dans la mémoire collective guinéenne comme un symbole des luttes contre l’impunité et des dérives autoritaires qui ont marqué l’histoire récente du pays.
Par Komi ABLE


