
À Libreville, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de Samy Boucalt, un individu qui s’était autoproclamé « chef d’État-major des Mapanes ». Devenu tristement célèbre à travers des vidéos virales, il est accusé d’avoir orchestré des actes d’intimidation et de harcèlement ciblant plusieurs commerçants béninois installés dans la capitale gabonaise. Ses déclarations et comportements, largement relayés sur les réseaux sociaux, avaient suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique.
Selon des sources sécuritaires, le mis en cause aurait exigé la fermeture de certaines boutiques tenues par des ressortissants béninois, accompagnant ses menaces d’insultes et de pressions. Ses agissements, dénoncés par des associations de la société civile, ont rapidement pris une tournure diplomatique, alimentant la crainte d’une détérioration des relations entre Libreville et Cotonou. Le gouvernement gabonais a été appelé à réagir fermement afin de protéger les communautés étrangères établies dans le pays.
L’arrestation de Samy Boucalt marque ainsi un tournant dans cette affaire qui a mis en lumière les tensions latentes autour du vivre-ensemble. Les autorités judiciaires devraient se prononcer prochainement sur les charges retenues contre lui, tandis que le Bénin suit de près l’évolution du dossier. Cette affaire rappelle l’importance de préserver la cohésion sociale et d’éviter les dérives communautaires, dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer son image d’État de droit.
Par Komi ABLE


