
À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré un discours d’une rare fermeté. Évoquant la situation à Gaza et l’occupation persistante des territoires palestiniens, il a dénoncé une tragédie assimilable à un « nettoyage ethnique ». « L’occupation doit cesser. Israël doit arrêter ses bombardements », a-t-il lancé avec force, accusant la communauté internationale de « complicité passive » par son silence et son inaction.
Dans une allocution empreinte de gravité, le chef de l’État sénégalais a interpellé la conscience collective. Pour lui, les bombardements et les violations répétées du droit international piétinent les valeurs universelles de paix, de justice et de dignité humaine. « L’humanité tourne le dos à ses principes fondateurs », a-t-il martelé, exhortant l’ONU à assumer pleinement sa mission de garant de la paix et de la sécurité mondiale.
Fidèle à la position traditionnelle du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement à la solution des deux États, seule issue selon lui pour une paix durable au Proche-Orient. Il a appelé à la coexistence de deux nations, palestinienne et israélienne, dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale. Saluant les pays ayant déjà reconnu officiellement l’État palestinien, il a qualifié ces initiatives de « gestes forts en faveur de la paix et du droit international ».
Par Komi ABLE


