
La France a annoncé vendredi la suspension de sa coopération sécuritaire et antiterroriste avec le Mali, marquant une nouvelle étape dans la détérioration des relations entre Paris et Bamako. Cette décision, jugée « inévitable » par le ministère français des Armées, intervient dans un contexte de désaccords persistants sur la gouvernance de la transition malienne et l’orientation de la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Depuis plusieurs mois, les tensions s’étaient accentuées entre les deux pays, notamment après les critiques des autorités maliennes à l’égard de la présence militaire française et leur rapprochement avec de nouveaux partenaires stratégiques. Paris, qui avait déjà réduit son dispositif dans la région, estime désormais que « les conditions de confiance et de coopération ne sont plus réunies » pour maintenir une action conjointe.
Cette suspension soulève de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir de la sécurité régionale. Le Mali, confronté à la persistance des attaques jihadistes et à l’instabilité politique, devra compter davantage sur ses propres forces et sur l’appui de ses alliés africains. Pour plusieurs observateurs, cette rupture risque de fragiliser davantage la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et d’isoler encore plus Bamako sur la scène internationale.
Par Komi ABLE


