
La Guinée s’avance vers le référendum constitutionnel du 21 septembre sous un climat de tensions et de doutes. Alors que la junte militaire de Mamadi Doumbouya présente ce vote comme une étape historique, le processus semble davantage marqué par la répression et la fermeture de l’espace civique que par un véritable dialogue national.
En exil, Cellou Dalein Diallo a appelé ses partisans à boycotter le scrutin, dénonçant une mascarade électorale destinée à légitimer un régime militaire. Pour lui, aucune des conditions minimales de transparence et d’inclusivité n’est réunie, et l’avenir démocratique du pays ne peut être bâti sur une exclusion systématique de l’opposition.
Dans ce contexte, le référendum apparaît moins comme une consultation populaire que comme une épreuve de force. Entre la propagande officielle pour le « oui » et les appels au boycott, c’est toute la crédibilité du processus qui est en jeu, avec le risque d’enraciner davantage la méfiance entre gouvernants et gouvernés.
Par Komi ABLE


