
La dette cachée du Sénégal, estimée à environ 7 milliards de dollars par la Cour des comptes et confirmée par le FMI, continue de peser lourdement sur la situation financière du pays. Ce fardeau, révélateur d’années de gestion opaque, place l’État face à de sérieuses contraintes budgétaires et menace les marges de manœuvre pour financer ses priorités sociales et économiques.
En déplacement à Milan, en Italie, le ministre de l’Économie, Cheikh Diba, a choisi de s’adresser directement à la diaspora sénégalaise. Devant des milliers de compatriotes, il a expliqué les enjeux de cette dette dissimulée et ses répercussions sur la stabilité financière du pays. Il a surtout insisté sur la nécessité de restaurer la transparence et de renouer avec une gestion responsable.
Cheikh Diba n’a pas manqué de pointer du doigt la gouvernance de l’ancien président Macky Sall et de ses collaborateurs, accusés d’avoir laissé derrière eux un lourd passif. Selon lui, leurs pratiques auraient conduit le Sénégal au bord d’une quasi-faillite, soulignant l’urgence d’un redressement rigoureux pour regagner la confiance des citoyens comme des partenaires internationaux.
Par Komi ABLE


