
De retour d’une visite officielle en France, le président sortant de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a déclaré que son principal opposant, Domingos Simões Pereira, exilé au Portugal, pouvait rentrer « sans problème ». Le chef de l’État a rappelé que le leader du PAIGC reste avant tout « citoyen guinéen », affirmant ainsi que rien ne s’oppose à sa participation à la vie politique nationale.
Dans une sortie au ton ironique, Embaló a même souhaité la présence de son adversaire lors de la prochaine présidentielle. « Je veux sa candidature pour pouvoir le battre », a-t-il lancé, non sans provocation. Cette déclaration marque un nouvel épisode dans la rivalité de longue date entre les deux hommes, qui s’affrontent régulièrement sur la scène politique bissau-guinéenne.
Le président sortant en a profité pour rappeler l’importance de la stabilité du pays à l’approche du scrutin. « Il n’y aura aucune objection aux résultats », a-t-il martelé, prévenant que tout candidat battu devra accepter le verdict des urnes. Dans un climat politique souvent tendu en Guinée-Bissau, cet avertissement se veut à la fois une mise en garde et une promesse de fermeté face aux contestations électorales.
Par Komi ABLE


