
Le gouvernement béninois vient de franchir un pas inédit dans la protection du patrimoine culturel et spirituel du pays. Désormais, toute parole jugée offensante, dégradante ou irrespectueuse envers le Vodoun sera passible de sanctions. Cette décision vise à mettre un terme aux discours de stigmatisation et à renforcer la reconnaissance officielle d’une religion considérée comme l’une des pierres angulaires de l’identité nationale.
Selon les autorités, les contrevenants s’exposent à des amendes significatives, voire à des peines de prison en cas de récidive ou d’incitation publique à la haine. La mesure s’applique aussi bien aux déclarations faites dans l’espace public qu’aux publications sur les réseaux sociaux et aux interventions médiatiques. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du Vodoun, déjà célébré chaque 10 janvier comme fête nationale.
Cette annonce fait réagir. Pour les défenseurs du Vodoun, il s’agit d’une avancée historique vers le respect et la dignité des traditions locales. En revanche, certains observateurs s’interrogent sur le risque de restreindre la liberté d’expression et de créer des zones d’interdits difficiles à encadrer. Reste que le signal est fort : au Bénin, critiquer le Vodoun n’est plus une simple opinion, mais un acte désormais punissable par la loi.
Par Komi ABLE


