
Un audit du fichier de la fonction publique malienne a révélé l’existence de 36 151 fonctionnaires fictifs, provoquant un vif émoi à Bamako. Le recensement biométrique, initié sur instruction du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a mis en lumière de graves irrégularités dans la gestion des effectifs publics.
Cette fraude massive, qui alourdit considérablement la masse salariale de l’État, représente une perte financière colossale pour le Trésor public. Les autorités maliennes affirment que ce recensement constitue une étape décisive dans la lutte contre la corruption et le gaspillage des ressources publiques, dans un contexte économique et sécuritaire déjà fragile.
Face à cette découverte, le gouvernement a annoncé des mesures pour assainir la fonction publique et renforcer les contrôles. Des enquêtes sont également prévues pour identifier les responsables de ce système frauduleux qui, selon plusieurs observateurs, s’est enraciné depuis de nombreuses années.
Par Komi ABLE


