
Que faut-il vraiment retenir du petit-déjeuner de travail qui a réuni, ce matin à l’Élysée, le Président du Sénégal et Emmanuel Macron ?
Derrière les sourires et l’ambiance cordiale, s’agit-il d’une rencontre de pure courtoisie ou d’un jalon majeur pour redéfinir les relations bilatérales ?
Quels nouveaux engagements concrets pourraient naître de cette entrevue informelle qui a abordé l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité ?
Le prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre apportera-t-il des réponses précises ou restera-t-il dans la continuité des promesses non tenues ?
Le Sénégal réussira-t-il à transformer ses ambitions économiques en projets tangibles avec la France, à un moment où l’Afrique cherche de plus en plus à diversifier ses partenariats ?
La relation franco-sénégalaise, historiquement forte mais parfois critiquée, peut-elle vraiment s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques et aux attentes d’une jeunesse africaine en quête de rupture avec le passé colonial ?
Et que penser de la dimension mémorielle mise en avant lors de cette rencontre ? La reconnaissance du massacre de Thiaroye en 1944 par Emmanuel Macron suffira-t-elle à apaiser les blessures d’une histoire douloureuse ?
L’invitation du Président sénégalais à son homologue français pour la commémoration du 1er décembre 2025 à Dakar marquera-t-elle un véritable tournant symbolique ? Ou ne sera-t-elle qu’un geste parmi d’autres, sans impact réel sur la réinvention du partenariat entre les deux pays ?
Par Komi ABLE



