
Le christianisme, avec ses différentes confessions et institutions, est aujourd’hui bien plus qu’une force spirituelle. Ses principales églises à travers le monde gèrent également d’immenses patrimoines, qui en font des acteurs économiques majeurs.
En 2025, plusieurs rapports et enquêtes financières dressent un classement des confessions chrétiennes les plus riches du monde.
L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, plus connue sous le nom de « mormons », arrive largement en tête avec une fortune estimée à 293 milliards de dollars.
Cette richesse colossale provient d’un portefeuille diversifié allant de l’immobilier aux entreprises, en passant par des investissements financiers.
Grâce à son système de cotisation obligatoire, l’Église catholique en Allemagne dispose d’un patrimoine impressionnant évalué à 265 milliards de dollars. Elle constitue ainsi la branche nationale la plus prospère de l’Église catholique.
Le Saint-Siège conserve une influence considérable, avec une richesse difficile à chiffrer mais estimée à plus de 10 milliards de dollars, sans compter les trésors artistiques et historiques inestimables qu’il détient.
Avec des revenus provenant de dons, d’investissements et de ses vastes propriétés, l’Église d’Angleterre pèse environ 13,8 milliards de dollars. Elle demeure une institution religieuse mais aussi patrimoniale de premier plan.
L’ancienne église d’État suédoise, qui reste très influente dans le pays, possède un patrimoine évalué à 11,4 milliards de dollars, notamment en biens fonciers et immobiliers.
Présente dans le monde entier à travers ses écoles, hôpitaux et médias, l’Église adventiste du septième jour dispose d’actifs estimés à 15,6 milliards de dollars.
Avec un patrimoine évalué à près de 24 milliards de dollars, elle complète ce classement. Sa richesse provient essentiellement de biens immobiliers et d’institutions sociales.
Si ces chiffres impressionnent, ils suscitent aussi des débats. Certains estiment que ces ressources devraient être davantage investies dans l’aide aux plus démunis, tandis que d’autres considèrent qu’elles garantissent l’autonomie et la pérennité des institutions religieuses.
Par Komi ABLE


