
Le procès par contumace de l’ancien président congolais, Joseph Kabila, a pris un tournant décisif. Le procureur militaire a requis, ce dimanche, la peine de mort à son encontre pour trahison et crimes de guerre.
Chef de l’État entre 2001 et 2019, Kabila est accusé d’avoir soutenu militairement et politiquement le mouvement rebelle du M23, responsable d’exactions meurtrières dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le parquet a également demandé une peine de 20 ans de prison pour apologie de crimes de guerre.
Après deux ans d’exil, Joseph Kabila a refait surface en avril dernier à Goma, alors sous contrôle du M23. Cette réapparition dans une ville tenue par les rebelles a accentué les soupçons de collusion entre l’ancien président et le mouvement armé.
La défense, absente du procès en raison de la contumace, dénonce une procédure politique. Toutefois, pour de nombreux observateurs, ce procès constitue un signal fort dans la lutte contre l’impunité des élites accusées de complicité avec les violences qui ravagent l’est du pays depuis plus de deux décennies.
Par Komi ABLE


