
La neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) s’est ouverte ce mercredi au Japon, réunissant chefs d’État africains, partenaires internationaux et institutions financières mondiales.
Créée en 1993 à l’initiative du gouvernement japonais, la TICAD est devenue une plateforme majeure de dialogue sur les enjeux économiques et sociaux du continent.
Mais cette édition soulève une fois de plus un débat de fond : l’avenir de l’Afrique continue de se décider hors du continent.
Entre promesses d’investissements, programmes d’aide et engagements stratégiques, nombre d’analystes dénoncent une dépendance persistante vis-à-vis des partenaires extérieurs.
Si Tokyo met en avant des partenariats « gagnant-gagnant », plusieurs voix africaines rappellent que la souveraineté économique du continent reste fragile.
La présence massive d’acteurs internationaux contraste avec la faible intégration des propositions issues des sociétés civiles africaines.
Pour beaucoup, la TICAD 9 illustre à la fois l’importance de l’Afrique dans les équilibres géopolitiques mondiaux et le défi crucial : parvenir à définir soi-même ses priorités de développement sans les voir dictées de l’extérieur.
Par Komi ABLE

