
Un diplomate de la République démocratique du Congo (RDC), en poste en Bulgarie, a été arrêté par les autorités locales, soupçonné d’implication dans un réseau de trafic international de drogue. L’affaire, qui a rapidement pris une tournure diplomatique, secoue les couloirs du ministère congolais des Affaires étrangères.
Selon des sources médiatiques bulgares, l’individu, dont l’identité n’a pas été officiellement révélée, a été interpellé en flagrant délit de possession de plusieurs kilos de cocaïne, dissimulés dans une cargaison diplomatique. Son immunité n’a pas suffi à empêcher les forces de l’ordre d’intervenir, la situation ayant été jugée « d’une gravité exceptionnelle ».
Face au tollé suscité, Kinshasa a réagi par un communiqué officiel dans lequel le gouvernement « prend acte avec consternation » de l’arrestation de son diplomate. Tout en réaffirmant son attachement aux conventions internationales, la RDC a assuré qu’elle « ne protégera aucun de ses ressortissants impliqué dans des activités criminelles, fussent-ils diplomates ».
Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête administrative et la suspension immédiate de l’intéressé de ses fonctions, dans l’attente de l’évolution du dossier.
Ce scandale ternit l’image de la diplomatie congolaise à l’étranger et relance le débat sur les contrôles internes dans les services consulaires.
Par Komi ABLE


