
L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ex-Premier ministre, Guillaume Soro, est de retour sur le devant de la scène politique. Dans une déclaration vigoureuse diffusée depuis l’étranger, le leader du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) a dénoncé la possibilité d’un quatrième mandat présidentiel en Côte d’Ivoire, qu’il juge « illégal et dangereux pour la stabilité du pays ».
Alors que les spéculations sur une nouvelle candidature du président sortant, Alassane Ouattara, vont bon train à l’approche de la présidentielle de 2025, Guillaume Soro a pris les devants pour s’opposer frontalement à cette perspective. « La Constitution ivoirienne est claire : nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs. Tenter de contourner cette disposition équivaudrait à un passage en force institutionnel », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux.
Soro a également mis en garde contre les risques de tensions politiques et sociales, rappelant les violences postélectorales de 2020. « La Côte d’Ivoire a payé un lourd tribut à la crise politique. Il serait irresponsable de replonger le pays dans une spirale d’instabilité pour satisfaire des ambitions personnelles », a-t-il martelé.
Le gouvernement ivoirien n’a, pour l’heure, pas réagi officiellement à cette sortie. Toutefois, des sources proches du parti au pouvoir, le RHDP, affirment qu’aucune décision formelle n’a été prise quant à une éventuelle candidature d’Alassane Ouattara.
Guillaume Soro, en exil depuis plusieurs années et condamné par la justice ivoirienne, reste une figure controversée mais influente de la scène politique. Sa déclaration pourrait raviver les tensions entre le pouvoir en place et l’opposition, à moins d’un an de l’échéance électorale.
Par Komi ABLE


