
Le suspense est levé. Ce lundi 29 juillet 2025, le président ivoirien Alassane Ouattara a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Lors d’une déclaration solennelle à Abidjan, le chef de l’État a justifié sa décision par « la gravité des menaces sécuritaires » qui pèsent actuellement sur la Côte d’Ivoire.
« Je suis candidat parce que notre pays fait face à des défis sécuritaires majeurs, et l’expérience est nécessaire pour y répondre avec efficacité », a déclaré le président, saluant « les efforts déjà accomplis », mais insistant sur « la nécessité d’assurer la continuité et la stabilité ».
À 83 ans, Ouattara briguera donc un quatrième mandat après avoir déjà dirigé le pays pendant plus de 14 ans. Une décision qui suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile. Si ses partisans saluent « un sens élevé de responsabilité et de patriotisme », ses opposants dénoncent « une fuite en avant » et évoquent des risques pour la démocratie.
Le président sortant n’a toutefois laissé aucune ambiguïté sur sa détermination, affirmant vouloir « préserver la paix, protéger les institutions républicaines et renforcer l’unité nationale face aux menaces internes et externes ».
Avec cette annonce, la course à la magistrature suprême prend une tournure décisive. Les regards sont désormais tournés vers les autres figures majeures du paysage politique ivoirien, dont Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo, et Kouadio Konan Bertin, déjà évoqués comme candidats potentiels.
Par Komi ABLE


