
En dépit des actions entreprises par la Police nationale pour bloquer l’accès au site pornographique Seneporno, celui-ci demeure accessible pour les internautes utilisant un réseau privé virtuel (VPN). Une situation qui interroge sur l’efficacité des mesures techniques mises en place et la portée réelle de la lutte contre la cyberpornographie au Sénégal.
Il y a quelques jours encore, toute tentative d’accès au site depuis le territoire national redirigeait vers un message officiel d’interdiction signé par les autorités policières.
Mais il suffit aujourd’hui de contourner cette restriction via un VPN pour accéder librement aux contenus du site, malgré leur caractère illicite.
Pour rappel, un certain El Hadj D., soupçonné d’être un acteur central dans la gestion de Seneporno, avait été interpellé à l’issue d’une longue traque policière.
Il s’apprêtait, selon les enquêteurs, à procéder à un nouvel enregistrement de contenus au moment de son arrestation.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations : Qui se cache réellement derrière Seneporno ?
Comment expliquer que, malgré la saisie des contenus de plateformes similaires telles que Babiporno et Boydakar, Seneporno continue d’opérer depuis l’étranger ?
L’enquête suit son cours, mais les autorités font face à une cybercriminalité transfrontalière, qui exige une coopération internationale renforcée, notamment en matière de régulation numérique et de traçabilité des hébergements de contenus sensibles.
Par Komi ABLE



