
Deux entrepreneurs nigérians, Emeka Daniel (32 ans) et Ugochukwu Eze (35 ans), ont été présentés devant un tribunal de première instance à Ikeja, dans l’État de Lagos, ce vendredi, accusés d’avoir importé des préservatifs contrefaits de la marque “Kiss Condom” .
Les deux hommes contestent les accusations portées contre eux, qui comprennent des chefs d’« association de malfaiteurs, falsification et subornation de justice ». L’infraction aurait eu lieu le 23 juin 2025, dans le district judiciaire de Lagos.
Les enquêteurs affirment qu’ils ont délibérément introduit et distribué des préservatifs frauduleux de tailles variées sans se soucier des risques sanitaires encourus par les utilisateurs.
Selon le procureur, Mme Josephine Ikhayere, les suspects auraient également aidé à dissimuler l’identité d’autres importateurs et vendeurs liés à l’opération, ce qui constitue une tentative de détourner la justice.
Les accusations sont portées sur la base des sections 97(1) (subornation de justice), 362 (falsification) et 412 (association de malfaiteurs) du Lagos State Criminal Law de 2015. Ces infractions peuvent être passibles de deux à trois ans d’emprisonnement.
Le magistrat Mr Lafeef A. Owolabi a autorisé la remise en liberté sous caution des prévenus moyennant N 500 000 chacun, ainsi que deux cautionnements fiables dans la même somme. L’affaire a été renvoyée pour mention au 21 août 2025.
Cette arrestation survient dans un contexte déjà marqué par des opérations de grande ampleur menées par l’agence nationale de régulation pharmaceutique (NAFDAC).
En février 2025, lors d’un vaste raid dans le marché Idumota de Lagos, l’agence a mis au jour des préservatifs périmés ou contrefaits, dont des lots donnés par les agences internationales USAID et UNFPA qui avaient ensuite été frauduleusement reconditionnés sous la marque “Kiss Condom” .
Cette opération a également conduit à la saisie de produits pharmaceutiques illégaux d’une valeur estimée à plus d’un billion de nairas (N1 trillion).
La circulation de produits médicaux et contraceptifs falsifiés représente un dangereux problème de santé publique en Afrique de l’Ouest, exposant les populations à des risques graves d’infections ou d’échec des protections sanitaires .
Deux importateurs nigérians inculpés pour importation et vente de préservatifs contrefaits.
Accusations de conspiration, falsification, subornation de justice selon le droit pénal du Lagos State.
Les suspects libérés sous caution jusqu’à la prochaine audience fixée en août 2025.
Opération coordonnée dans un marché de Lagos a révélé un vaste réseau de produits périmés / falsifiés.
Le procès s’inscrit dans une lutte plus large contre le trafic de produits de santé défectueux au Nigeria.
Par Komi ABLE


