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Mali : Human Rights Watch dénonce de nouvelles exécutions et disparitions de civils peuls impliquant l’armée et des supplétifs russes

L’organisation internationale de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées et autres abus ciblant les civils peuls dans plusieurs localités du centre et du nord du Mali.

Selon un rapport publié ce mardi, ces exactions impliqueraient directement les forces armées maliennes (FAMa) ainsi que des combattants étrangers identifiés comme étant des supplétifs russes, souvent associés au groupe Wagner.

Depuis le début de l’année 2025, HRW affirme avoir documenté au moins 87 cas d’exécutions sommaires, 43 disparitions forcées et de nombreux actes de torture, ciblant principalement des membres de la communauté peule, souvent accusés à tort de soutenir les groupes jihadistes.

Les faits se seraient déroulés notamment dans les cercles de Mopti, Djenné, Niono et Douentza, zones déjà marquées par une forte insécurité et des affrontements intercommunautaires.

Des témoignages recueillis auprès de survivants, de proches des victimes et d’acteurs locaux font état d’arrestations arbitraires lors d’opérations dites de « ratissage », suivies d’exécutions ou d’enlèvements sans nouvelles.

« Ces abus flagrants, s’ils ne sont pas rapidement et sérieusement enquêtés, risquent d’alimenter davantage le cycle de violence, de vengeance et de radicalisation dans ces régions déjà fragiles », a déclaré Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique de l’Ouest à HRW.

Les autorités maliennes n’ont, pour l’heure, ni confirmé ni commenté ces accusations.

Toutefois, HRW exhorte le gouvernement de transition à ouvrir des enquêtes indépendantes, à traduire les responsables en justice et à garantir la protection des populations civiles, conformément au droit international humanitaire.

L’implication présumée de supplétifs russes, souvent associés au groupe paramilitaire Wagner, soulève une fois de plus des préoccupations sur la nature et les conséquences du partenariat militaire entre Bamako et Moscou, conclu depuis le retrait progressif des troupes françaises en 2022.

Par Komi ABLE

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