Partager l'article

Ousmane Sonko prêt à retourner à l’Assemblée en cas de limogeage : Doudou Wade conteste la légalité

La tension monte au sommet de l’exécutif sénégalais. Dans une déclaration en direct sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Ousmane Sonko a évoqué, pour la première fois, la possibilité de réintégrer son siège à l’Assemblée nationale si le président Bassirou Diomaye Faye venait à le limoger. Cette sortie intervient alors que des désaccords sur certaines orientations gouvernementales seraient apparus entre les deux hommes.
« En cas de rupture de collaboration avec le président, je pourrais tout à fait retrouver mon siège de député », a déclaré M. Sonko, précisant qu’il n’a jamais démissionné de l’Assemblée nationale, mais qu’il avait suspendu ses fonctions parlementaires afin de se consacrer pleinement à sa mission de chef du gouvernement.
Cette déclaration a immédiatement suscité une réaction ferme de Doudou Wade, ancien président du groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais (PDS), qui conteste vigoureusement la lecture juridique du Premier ministre. « L’ex-député Ousmane Sonko, démissionnaire, a perdu définitivement son mandat au regard de la réglementation en vigueur », a-t-il affirmé.

Une controverse juridique

La controverse repose sur une question de droit : peut-on suspendre un mandat parlementaire sans le perdre ? Pour Doudou Wade, la réponse est claire : « Dès l’instant où M. Sonko a quitté l’Assemblée pour rejoindre le gouvernement, il a implicitement – et légalement – renoncé à son mandat de député. »
Ousmane Sonko, pour sa part, insiste sur l’absence de lettre officielle de démission et affirme que rien dans les textes n’interdit à un parlementaire nommé Premier ministre de reprendre son siège en cas de rupture de fonctions exécutives, une interprétation qui divise les constitutionnalistes.

Un malaise au sommet ?

Au-delà du débat juridique, cette prise de parole soulève des questions sur la solidité du duo exécutif entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko, longtemps perçus comme inséparables. Des divergences seraient apparues sur la mise en œuvre de certaines réformes clés, notamment sur les nominations, les priorités budgétaires et les rapports avec les partenaires extérieurs.

Cette situation ouvre une phase d’incertitude politique et institutionnelle. Si Ousmane Sonko devait effectivement être démis de ses fonctions, le cadre juridique de sa succession parlementaire pourrait devenir un nouveau front de bataille.

Par Komi ABLE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Edit Template

Contact

Oumy Thiare

Directrice de publication

Articles récents

  • All Post
  • Actualité
  • Administration
  • Afrique
  • Agriculture
  • Animaux
  • Armée
  • Assurance
  • Audiovisuel
  • BTP
  • Budget
  • Cinéma
  • Climat
  • Commerce
  • Communication
  • Coopération
  • Culture
  • Diplomatie
  • Douane
  • Écologie
  • Economie
  • Éducation
  • Élevage
  • Émigration irrégulière
  • Énergie
  • Enseignement supérieur
  • Entrepreneuriat
  • Environnement
  • Finances
  • Fiscalité
  • Francophonie
  • Gastronomie
  • Gendarmerie
  • Histoire
  • Industrie
  • Infrastructure
  • International
  • Justice
  • Leadership
  • Liaison maritime
  • Livre
  • Médecine
  • Médias
  • Météo
  • Migration
  • Mode
  • Musique
  • Partenariat
  • Patrimoine
  • Pêche
  • People
  • Police
  • Politique
  • Religion
  • Réseaux sociaux
  • Ressources naturelles
  • Santé
  • Science
  • Sécurité
  • Société
  • Sport
  • Taxes
  • Technologie
  • Tourisme
  • Transport
  • Uncategorized
    •   Back
    • Climat

©Massada communication agency