
La République de Guinée équatoriale a officiellement porté plainte contre la France devant la Cour internationale de justice (CIJ).
Au cœur du différend : la confiscation par la justice française d’un hôtel particulier situé dans le très prisé 8ᵉ arrondissement de Paris, propriété attribuée à Teodoro Nguema Obiang Mangue, actuel vice-président équatoguinéen et fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Dans sa requête déposée auprès de la CIJ, Malabo demande à ce que des mesures conservatoires urgentes soient prises afin d’empêcher toute vente ou cession du bâtiment.
La Cour a confirmé avoir reçu cette demande et a précisé que la Guinée équatoriale souhaite que le bien immobilier soit exclu de toute opération jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu sur le fond de l’affaire.
Ce contentieux s’inscrit dans un contexte de relations tendues entre les deux pays, sur fond d’affaires judiciaires visant plusieurs responsables équatoguinéens pour enrichissement illicite et détournement de fonds publics.
Le gouvernement équatoguinéen considère cette saisie comme une violation de sa souveraineté et des règles du droit international. La France, pour sa part, n’a pas encore officiellement réagi à cette nouvelle procédure devant la CIJ.
Par Komi ABLE


