
Plus de vingt-quatre heures après les révélations du site Techobservateur.sn annonçant le retrait des licences 5G accordées à Yas Sénégal et Expresso Sénégal, ni les opérateurs concernés, ni l’ARTP, ni le ministère des Télécommunications n’ont réagi publiquement. Ce silence intrigue, au vu de la portée de la décision dans un secteur hautement stratégique.
Selon plusieurs sources proches du dossier, ce retrait inattendu serait motivé par des irrégularités dans le processus d’attribution initial. Un recours déposé par un autre opérateur aurait révélé des manquements jugés suffisamment graves pour entraîner une remise à plat de l’ensemble de la procédure.
Face à cette situation, les autorités auraient mis sur pied une commission spéciale chargée de réévaluer les conditions d’attribution des licences et de relancer les discussions avec l’ensemble des acteurs du marché. Objectif affiché : garantir un cadre plus équitable, transparent et juridiquement irréprochable.
Cette décision, qualifiée de « coup de théâtre » par plusieurs analystes, intervient alors que le Sénégal s’était engagé dans un calendrier ambitieux pour le déploiement de la 5G, pierre angulaire du New Deal Technologique voulu par les autorités. Mais ce revirement interroge désormais sur la gouvernance du secteur numérique, censée incarner rigueur, souveraineté et transparence.
Par Komi ABLE


