
Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) a officiellement lancé sa nouvelle année académique 2025-2027 ce mardi 1er juillet. Cette rentrée s’effectue dans un climat apaisé et résolument tourné vers la modernisation, avec l’arrivée de 132 nouveaux élèves, répartis en quatre filières de formation.
Selon les chiffres communiqués, 35 élèves se destinent à la magistrature, 45 seront formés comme greffiers, 12 comme inspecteurs de l’éducation surveillée, et 40 comme éducateurs spécialisés. Une répartition équilibrée qui reflète la diversité des métiers du secteur judiciaire.
Cette reprise intervient dans un contexte particulier, marqué par la récente affectation de 35 magistrats de la promotion précédente, restés sans poste pendant plusieurs mois. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a mis fin à cette situation d’attente en validant leur affectation le 26 juin dernier, dissipant ainsi les tensions qui planaient sur l’institution.
Lors de la cérémonie de rentrée, le directeur général du CFJ, Souleymane Teliko, a présenté une série de réformes majeures visant à moderniser l’établissement et à renforcer l’efficacité de la formation. Parmi les nouveautés annoncées figurent :
La digitalisation de la gestion académique, pour plus de transparence et d’efficacité administrative ;
L’harmonisation des programmes de formation à travers tous les modules, en vue d’assurer une meilleure cohérence pédagogique ;
La formation des formateurs à l’andragogie, une approche pédagogique spécifiquement adaptée à l’enseignement pour adultes.
Ces mesures, selon M. Teliko, s’inscrivent dans une volonté plus large de « bâtir une justice de qualité, reposant sur des professionnels bien formés, compétents et imprégnés des valeurs de l’État de droit ».
Le CFJ, pilier de la formation judiciaire au Sénégal, semble ainsi amorcer un nouveau cycle sous le signe de l’innovation et du renforcement institutionnel.
Par Komi ABLE


