
Une femme de 41 ans sera jugée en novembre 2027 pour avoir organisé une vaste escroquerie immobilière ciblant principalement la diaspora africaine, notamment d’origine sénégalaise. Depuis 2018, elle aurait détourné plus d’un million d’euros, en proposant sur les réseaux sociaux de prétendus investissements sur le continent, via une société aujourd’hui mise en cause.
Selon une source policière, la suspecte diffusait en ligne, notamment via un site internet encore actif au moment des faits, des offres d’achat de terrains ou de construction de logements en Afrique de l’Ouest. Aucune de ces promesses ne s’est concrétisée, malgré les sommes versées par des dizaines de victimes, souvent issues de la diaspora en quête d’un retour ou d’un ancrage économique sur le continent.
Sa société se présentait comme « l’intermédiaire de confiance pour accompagner en sécurité la diaspora ou les futurs investisseurs », vantant des valeurs telles que « l’entraide, la transparence, la confiance et la sécurité ». Un discours séduisant qui a permis d’attirer de nombreux clients, parfois en situation de grande vulnérabilité.
L’accusée a été arrêtée mardi 24 juin et inculpée deux jours plus tard, jeudi 26 juin. Elle devra répondre, devant la justice, des chefs d’escroquerie en bande organisée et d’abus de confiance.
Par Komi ABLE


